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Accueillez des œuvres d’art à la maison, au bureau ou à l’école. Choisissez parmi + de 1 100 œuvres (peintures, photos, estampes…) à l’artothèque Hauts-de-France

 

L'inventaire vu par matali crasset

En hommage à la collection de l'inventaire, qui fête ses 10 ans cette année, ainsi qu'aux artistes qui la composent, nous avons demandé à la designer matali crasset de partager son regard sur le fonds de l’artothèque. C’est dans sa maison studio, au coeur du Belleville foisonnant que matali crasset vous reçoit. Cette femme, en effervescence permanente, super active et productive, prend le temps de vous écouter attentivement et sans a priori. Ouverte sur les autres et curieuse de tout, elle place le doute et l'imaginaire au coeur de sa pratique. Cette utopiste pragmatique conçoit son métier de designer comme une façon d'habiter autrement le monde pour cultiver notre capacité d'émerveillement et de vivre ensemble. Femme de convictions, engagée sur les questions écologiques et sociales, matali   crasset n’hésite pas à sortir de sa zone de confort pour faire bouger les lignes et contribuer à rendre le citoyen acteur de la transformation de la société. Son rire généreux et communicatif est à l'image de sa personnalité : chaleureuse, simple et authentique. 

Sensible au travail de démocratisation mené sur le terrain par l'inventaire, qui fait la part belle au collectif et au participatif, matali a répondu positivement à notre invitation à réagir autour de la collection en sélectionnant douze œuvres. Son choix s’est porté sur des artistes avec lesquels elle avait déjà développé des complicités, comme Mzryk&Moriceau, ou dont elle se sent en connivence, comme avec Valérie Jouve et Daniel Nadaud. Soucieuse de varier les expressions et medium, matali a composé sa sélection de façon à   partager un état des lieux du monde d’aujourd’hui à travers le regard des artistes.

Plus qu’un plaisir esthétique, elle accueille l’art avant tout comme un questionnement, ce qui lui fait dire qu’elle préfère sortir d’une exposition en ayant plus d’interrogations que de certitudes. Sensible à l’acuité des artistes, elle attend de leur travail de nous sortir de notre torpeur, de nous ouvrir d’autres portes, de nous révéler des choses, bref de nous faire réfléchir à notre présence au monde !

Quel meilleur programme face à un quotidien entravé et guetté par le repli. Nous formulons le vœux que chacune des œuvres de la collection soit autant d’échappées à la portée de tous !

Exposition visible du 3 novembre au 2 décembre 2020. Entrée libre les mardis de 13h à 20h et le dimanche 8 novembre de 14h30 à 19h. La jauge à l’intérieur de l’artothèque étant limitée, merci de bien vouloir nous prévenir, dans la mesure du possible, de votre venue sur [email protected] ou au 03 20 04 88 12.

Voir la video de présentation de l'exposition

 

En pleine lumière

A l’instar du Musée des Arts Décoratifs de Paris et du Centre Pompidou, de nombreuses institutions muséales ont constitué depuis      longtemps des collections en design d’objets. Par leur dimension créative, plastique et sculpturale, ces objets transcendent leur fonction utilitaire et opèrent  un nouveau dialogue avec l’art contemporain sur la base de correspondances esthétiques, idéologiques, historiques, formelles et matérielles. A travers la collection Complément d’objet , nous avons choisi de présenter des objets, créés par des designers de renoms,  autour de la fonction « Eclairer » et des jeux de lumière qui en découlent. Ces 15 lampes de table, de bureau ou de chevet , qui allient aspect fonctionnel, rationnel et dimension poétique , nous invitent à expérimenter différentes démarches créatives.

Ces lampes imaginées par des designers*, dont certains figurent dans des collections muséales ou publiques, sont visibles à l’inventaire du 8 septembre au 20 octobre 2020,  et accessibles au prêt à compter du 6 octobre, moyennant l’adhésion annuelle à l’association.

 * Prêt limité à une pièce par adhérent et à une durée d’un mois au tarif de 10€.

 Exposition visible du 8 septembre au 20 octobre 2020Ouvert tous les mardis de 13h00 à 20h00 ainsi que les dimanche 13 septembre et 11 octobre de 14h30 à 19h00.

 

* Avec des créations de : 5.5 designersGio Colonna Romano, matali crasset, Jean-Baptiste Fastrez, Constance Guisset, Max Gunawan, Mauricio Klabin, Harri Koskinen, Charlotte Perriand, Inga Sempé, Héctor Serrano, Studio Yoy, Taf architects, Tsé & Tsé, Ionna Vautrin 

Cette exposition s'inscrit dans la programmation de la France design week et en partenariat avec Lille Metropole 2020 Capital Mondiale du Design.

 

 

 

 

 

Commande artistique "QUOTIDIEN"

La commande « Quotidien » lancée en 2018 par le Centre National des Arts Plastiques en partenariat avec l’association de    développement et de recherche sur les artothèques (ADRA) s’inscrit dans la continuité des commandes de l’État dans le domaine du multiple (Bicentenaire en 1989, Nouvelle Vague en 2010). Cette nouvelle commande a pour but d’encourager la vitalité de la création contemporaine, de soutenir l’activité des ateliers où ces savoir-faire sont préservés et renouvelés.

Cette commande a la particularité de contribuer à l’enrichissement des collections des artothèques. Pour la première fois, 40 exemplaires de chacune des 12 œuvres produites sont donnés aux artothèques et rejoignent leurs collections. Ces œuvres ont été réalisées par 12 artistes ou collectifs d’artistes dont les préoccupations ont une proximité immanente avec l’idée de quotidien. 

Œuvres de Hugo CAPRON, Julien CARREYN, Jennifer CAUBET, Benjamin HOCHART, Chourouk HRIECH, Suzanne HUSKY, Pierre JOSEPH, Carlos KUSNIR, F&A LAMARCHE-OVIZE, Aurélie PAGES - Antoine DOROTTE, Julien TIBERI, Lucy WATTS

> Télécharger le livret de présentation

 

Les partenaires de la commande artistique

CNAP - Centre National des Arts Plastiques
Soutenir la création artistique, valoriser le patrimoine artistique de l'État, promouvoir l'art contemporain. 
www.cnap.fr

ADRA - Association de Développement et de Recherche sur les Artothèques
L'ADRA, actuellement composée de 24 membres, s’est donné pour mission d’étudier les questions relatives à la recherche artistique, la diffusion et la médiation de l’art contemporain.
 www.lesartotheques.com

Visuel ci-dessus : détail couverture du livret avec une photographie de Pierre Joseph

 

 

 

Consignes sanitaires à respecter dans le cadre du redémarrage des prêts

Sous réserve de l’évolution de la situation, nous prévoyons d’accueillir à nouveau le public tous les mardis sur une plage horaire élargie, de 13h à 20h, à compter du 26 mai et autour du protocole d’accès suivant :

  • Visite sur rendez-vous uniquement à partir des créneaux définis préalablement toutes les demi–heures, à réserver par mail ([email protected]) ou par téléphone (03 20 04 88 12 / 06 63 95 46 70).
     
  • Les abonnés qui le souhaitent peuvent pré sélectionner leurs œuvres sur le site internet et nous indiquer leur choix par mail, au moment de la réservation de leur créneau de visite, afin que nous leur préparions les œuvres si elles sont disponibles.
     
  • 2 personnes seront autorisées à l’intérieure de l’artothèque, sur chaque créneau, afin de respecter les consignes de distanciation sociale.
     
  • Port du masque obligatoire et gel hydroalcoolique mis à disposition à l’entrée de l’artothèque.
     
  • Nous vous invitons à vous munir de votre stylo personnel pour signer le bordereau de prêt.
     
  • Règlement privilégié plutôt par virement et par chèque plutôt qu’en espèces.
     
  • Les œuvres réceptionnées ainsi que leur sachet d’emballage seront isolées durant une semaine avant de pouvoir circuler à nouveau.
     
  • Dans un premier temps, seules les œuvres encadrées, seront ouvertes au prêt.

Merci pour votre compréhension et aide dans la gestion de cette situation complexe. Au plaisir de vous retrouver !

Visuel ci-dessus : œuvre de Franziska Volmer, Social Distancing Love, impression numérique, 2020

 

 

 

NATURE MORTE CONTEMPORAINE

Jusqu'au 30 juin 2020, les artistes revisitent le genre de la nature morte qui devient supports d’expérimentations plastiques à travers le dessin, la photographie, le cyanotype et la peinture.

L’exposition Nature Morte contemporaine réunit le travail de 10 artistes qui se réapproprient ou interrogent le genre chacun à leur façon.

Marie-Jeanne Neirynck, avec ses photos de bouquets et scènes de  banquets, sur fond noir, traités à la manière des natures mortes dans la peinture flamande, souligne la beauté de la nature avant qu’elle ne se décompose lentement.

Bernard Bouton, Annie Hostens, Manuel Ruiz Vida et Marion Tivital s’attachent tous les quatre dans leurs peintures à présenter des objets familiers de la vie quotidienne : banals outils de travail, simples bouteilles en plastique destinées au rebut, modestes vaisselles ou encore objets abandonnés pour en sublimer l’existence à travers le travail de la matière et de la lumière.

Muriel Kleinholtz poursuit cette poétique de l’ordinaire en dessinant à l’encre de chine des éléments hétéroclites cadrés en plan large qui ne se laissent pas saisir au premier regard, mais s’appréhendent dans un jeu d’apparition et de disparition.

Leila Pereira s’intéresse à la valeur émotionnelle des objets, glanés au fil de ses promenades en bord de mer et transformés par le vent et l’eau. A la limite de l’abstraction, les empreintes des objets ainsi collectés, réalisées au moyen du cyanotype, constituent une étude minimaliste de structures, lignes et motifs dont la beauté se révèle par association et rapprochement.

Sylvie Antoine nous offre une vanité pop, format XXL, à la fois séduisante et dangereuse, annonciatrice d’un désastre écologique.

Enfin les dessins du collectif Ensaders et de Thomas Van Hecke, tous deux, dans un style différent se moquent non sans ironie de notre société consumériste à travers la fétichisation de certains objets ou encore le problème du gaspillage alimentaire.

Exposition visible jusqu'au 30 juin 2020. Ouvert tous les mardis de 16h00 à 20h00 ainsi que les dimanches 8 mars 2020 et 5 avril 2020 de 14h30 à 19h00.

Entrée libre à l’inventaire au 144 rue Faidherbe à Hellemmes.

Goûter / rencontre avec les artistes le dimanche 8 mars à 16h.

Visite guidée de l’exposition et atelier « Oranges pressées » avec Jean-Charles Farey pour les habitants d’Hellemmes, le vendredi 20 mars de 10h à 12h. Participation sur inscription auprès de l’inventaire.

 

Ci-dessus, détail de l'oeuvre de Marie-Jeanne Neirynck, Arrière-saison, photographie, 2011

 

 

 

L’inventaire vu par Jacques Villeglé

A l’occasion des 10 ans du service de prêt d’oeuvres, l’artiste Jacques Villeglé, membre du groupe des nouveaux réalistes et flâneur urbain, connu pour ses affiches lacérées et son alphabet socio-politique, nous livre son regard sur la collection de l’artothèque. Il partage sa sélection d’œuvres qui offre un éclairage intime sur ce qui l’a inspiré, intrigué et touché ! En retour de ce bel hommage aux artistes choisis, ces derniers nous parlent des liens qu’ils ont tissés avec le travail de Jacques Villeglé dont l’héritage artistique a nourri la pratique de chacun quel que soit sa sensibilité.

Le regard bleu ciel et parfois malicieux, Jacques Villeglé vous accueille en toute simplicité, ravi de partager l'histoire de ses oeuvres et des personnes qui ont jalonné son parcours. Pas donneur de leçons pour un sou, l'homme se plaît à répéter que sa pratique n'a rien révolutionné et que plus il avance en âge, plus la création en art reste une énigme pour lui...Tout comme la création du monde ajoute-t-il,  le sourire en coin. Loin du mythe de l'artiste tout puissant, Jacques Villeglé, qui n'a cessé de dire, au fil de sa carrière,  qu'il ne faisait rien; rien d'autre que de ravir le travail des lacérateurs anonymes,  célèbre le geste simple, à la fois instinctif et  réfléchi, à l'image de son ami artiste, Raymond Hains. « Doté d’un super appareil, il feignait de prendre des photos, juste comme ça, en appuyant sur un bouton. C'est l'appareil qui fait tout ! » se réjouissait cet inventeur de la photographie hypnagogique.

Faire de l'art, l'air de rien, sans en avoir l'air, tout en ayant l'art de trouver le bon air, telle pourrait être la ritournelle  de ce grand artiste si attachant.

Quand on lui a demandé de partager son regard sur la collection de l‘inventaire, son choix s'est porté sur des artistes qu'il avait eu l'occasion de côtoyer, de près comme de loin, mais aussi sur ceux dont la production  lui semblait représentative de notre époque.

Jacques Villeglé s'est montré très soucieux de présenter une grande diversité d'expressions et de mediums. Son intérêt s'est porté sur le travail de Valérie Jouve dont il apprécie les photos, mais également celles d'Alain Bernardini, Philippe Dupuich et Hélène Charpiot pour leur caractère intriguant, amusant, voire familier.

La sélection s'est aussi opérée en résonance  avec  des souvenirs de son enfance et de plusieurs rencontres telles que celles avec Sylvie Antoine, Odile Felgine, Eugène Dodeigne ou encore Paul Armand Gette.

Enfin, son oeil a été attiré par le travail de  Gérard Duchêne qu'il savait proche d'Alain Buyse, le célèbre sérigraphe lillois  avec lequel Jacques Villeglé a collaboré de nombreuses années et en qui il avait entière confiance. Aux côtés de ces oeuvres, Jacques Villeglé, s'est intéressé à de jeunes artistes de la région comme Jérôme Progin et SebH.

Ils nous parlent de Jacques Villeglé : Alain Bernardini, Helène Charpiot, Jerôme Progin, Odile Felgine, Sebh, Sylvie Antoine, Valérie Jouve, Vincent Dezeuze

Exposition visible du 28 janvier au 3 mars 2020.

Entrée libre 144 rue Faidherbe à Hellemmes

 

 

HAPPY NMPT

Pour ses 10 ans, l’inventaire laisse carte blanche au Nouveau Mouvement de la Pomme de Terre qui investit le mur autour d’une exposition interactive et festive ! Créé à Toulon, par un collectif d’artistes belges, le Nouveau Mouvement de la Pomme de Terre (NMPT) est d’abord pensé comme un espace ludique et artistique d’échanges et de collaborations, ouvert à tous (historiens, scientifiques, agriculteurs, frituristes…), et animé par cette envie de partage autour de la savoureuse tubercule ! Prétexte « à faire », le NMPT donne naissance à une grande variété de productions : photographies, films, collections, éditions, confitures et gâteaux… que nous vous invitons à explorer à votre tour, histoire de garder la frite en cette fin d’année !

Exposition visible du 15 décembre 2019 au 21 janvier 2020. Ouvert tous les mardis de 16h00 à 20h00 ainsi que les dimanches 15 décembre 2019 et 12 janvier 2020 de 14h30 à 19h00 (fermé les mardis 24 et 31 décembre).

Goûter-rencontre avec une des fondatrices du NMPT, le dimanche 12 janvier 2020 à 16h00.

Entrée libre à l’inventaire au 144 rue Faidherbe à Hellemmes.

Ci-dessus, détail de la photographie du collectif NMPT, le temps/ De tijd, 2019

 

 

 

250 QUAI DES ANGLAIS

En novembre, le mur de l’inventaire s’immisce dans le port de Dunkerque avec la complicité d’Eric Le Brun. Photographe et directeur de l’agence photographique et maison d’édition Light Motiv, Eric le Brun s’est invité, en 2010, à bord du baliseur Hauts-de-France pour suivre deux campagnes d’enlèvement et de mouillage. Ses photographies ont été publiées dans le livre Balise réalisé avec la sociologue Elizabeth Gueuret, désireuse de raconter l’évolution du métier de ces arpenteurs de la mer, autour des phares et balises, dit Pharbal. Eric Le Brun a saisi en images l’histoire et les gestes de ces marins au sein de leur environnement de travail en mer comme à terre, situé au 250 Quai des Anglais à Dunkerque…

Exposition visible du dimanche 17 novembre au mardi 10 décembre inclus, selon les heures d’ouverture au public. Dimanche : 14h30 à 19h / mardi : de 16h à 20h.

Entrée libre au 144 rue Faidherbe à Hellemmes

Ci-dessus : Photographie d'Eric Le Brun, Atelier des balises #1, 2015

 

 

 

CHERCHEURS D'ART

Ils/elles sont élèves, retraitées, enseignantes, mères au foyer, travailleur indépendant, sans emploi, assistante maternelle, employée  administrative... Sans lien professionnel avec le monde de l'art, ces personnes nous parlent de la place que des œuvres d’art contemporain, issues de la collection de l'artothèque l'inventaire, prennent dans leur vie.

" Chercheurs d'art " partage ces récits de conquête et de voyages intimes dans l'art contemporain autour d'une installation sonore et visuelle, avec la complicité de Zazie Mode d’emploi et de la plasticienne Titi Bergèse.

Temps fort autour de l’exposition

- Dimanche 15 septembre :
Vernissage à 16h autour d’un goûter et en présence des Chercheurs d’art. Entrée libre de 14h30 à 19h

- Samedi 21 septembre :
Atelier d’écriture « La critique d'art sans peine et sans souci ! ». A l'occasion des journées du patrimoine, épatez la galerie en vous initiant à ce genre littéraire spécifique autour des oeuvres présentées dans la collection de l'inventaire, sous la houlette de Martin Granger. Atelier de 15h30 à 17h30 sans inscription.

- Dimanche 13 octobre :
Rencontre avec l’artiste Titi Bergèse et atelier de pratique artistique dans le cadre des portes ouvertes des ateliers d’artiste.  Atelier de 15h30 à 17h30 sans inscription.

Vidéo de l'exposition

Exposition visible du dimanche 15 septembre au mardi 29 octobre selon les heures d’ouverture au public.

  • Dimanches 15 septembre et 13 octobre :14h30 à 19h
  • Tous les mardis : 16h à 20h.
  • Dates  supplémentaires :
    Samedi 21 septembre de 14h30 à 18h
    Samedi 12 octobre de 10h à 12h et 14h à 18h.

Entrée Libre au 144 rue Faidherbe 59260 Hellemmes.

 

 

L'ART ET L'INTIME

Diplômée en 2007 de l‘école supérieurs d’art de Brest, Julie Maresq travaille aujourd’hui à la Malterie à Lille où elle dispose d’un atelier. Son travail photographique a trait à la question du portrait au sens large du terme, en ce sens que le lieu n’est jamais dissociable de la personne photographiée. Ses thématiques de prédilection sont liées à l’enfance, à la famille, aux jeunes et aux femmes dans des problématiques ou situations différentes.

En 2018, dans le cadre de la réouverture du musée des Beaux-Arts de Cambrai, l’artiste est invitée à réinterpréter des œuvres de la collection avec des habitants du quartier d’Esnes. A partir de leur choix, la série Evasions plurielles propose une interprétation contemporaine de 9 tableaux, où Julie Maresq s’est attachée à mettre en lumière les liens intimes tissés entre les habitants et les œuvres. 

Initié sept ans plus tôt, la série Chez eux, amorce de nouvelles réflexions dans le travail photographique de Julie Maresq autour de la question du portrait, d’autant qu’il s’agit d’une personne qui lui est particulièrement proche : sa mère. Sujet complexe car touchant à l’affect, l’artiste s’interroge sur la bonne distance à prendre pour photographier un sujet, dont elle se sent redevable.  Dans cette série, elle fait le choix d’évoquer la présence et l’absence marquée de sa mère chez des personnes où elle fait le ménage depuis de longues années. L’artiste s’est intéressée a? ces lieux, ces appartements bourgeois à Deauville, ornés d’œuvres d’art, que sa mère côtoie chaque jour. À travers le choix de gros plans sur le corps, l’évocation de la disparition du corps, l’attachement a? la matière ou au motif, elle explore les liens qui relient sa mère à ces intérieurs et à ces gens, tout autant qu’à elle.

Exposition visible  du dimanche 2 juin au mardi 16 juillet 2019 avec accueil du public aux heures d’ouverture de l’artothèque, les dimanches 2 et 30 juin (14h30 à 19h), tous les mardis (16h-20h) et sur RDV.

Temps fort autour de l’exposition : présence de Julie Maresq le dimanche 30 juin 2019 pour une rencontre avec le public de 16h à 17h.

Entrée libre au 144 rue Faidherbe 59260 Hellemmes.

Ci-dessus : Détail de la photographie de Julie Maresq, Série " Chez eux " sans titre, 2011

 

 

 

CARTE BLANCHE A GAETAN DOREMUS

Diplômé de l’atelier d’illustration de l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, Gaëtan Dorémus a commencé à travailler pour la presse (Astrapi, Le Monde, Politis, Libération…) avant de se recentrer sur l'édition jeunesse. Il a publié une trentaine d’ouvrages  (Tout doux, Ici,  Rhino des villes…)  dont la moitié en tant qu’auteur-illustrateur et pour la plupart édités aux éditions du Rouergue, Autrement et le Seuil Jeunesse. Ce qui l’intéresse dans son métier, c’est la dimension narrative des images et c’est par le dessin qu’il arrive aux histoires. Dans son univers très graphique, coloré et poétique, Gaëtan Dorémus joue souvent sur la transformation, la métamorphose, l’illusion et le point de vue. « Comment les gens font pour s’entendre » est une question qui l’intéresse particulièrement et qu’il aime aborder par des moyens détournés et imaginaires. Créateur prolixe, Gaëtan Dorémus collabore à de nombreux autres projets destinés aux adultes : livres sans textes, participation à la revue d’art contemporain Livraison, résidences d’artiste…
Originaire du Nord, il vit et travaille actuellement à Die, au pied du Vercors.

Invité pour le festival « Histoire d’en Lire » à Hellemmes, l'artiste, investit l’inventaire en avril pour présenter un autre aspect de son travail. Il présente ses micro-récits écrits et dessinés à la craie qui mettent en scène des habitants des grandes villes et interrogent avec humour la nostalgie, le regard des autres, la solitude, le déterminisme social, la vitesse...

Exposition visible les mardis de 16h à 20h du 2 avril au 21 mai 2019 avec ouverture le dimanche 7 avril de 14h30 à 19h.

Dimanche 7 avril de 14h30 à 19h, le public est invité à expérimenter l’univers artistique de Gaëtan Doremus avec la plasticienne Marjorie Dublicq. Dans l’esprit des livres Rhino des villes et Ici, Marjorie vous initiera au crayonnage à la craie et à la gravure. Atelier pour parents et enfants à partir de 4 ans.

Entrée libre au 144 rue Faidherbe 59260 Hellemmes

Ci-dessus : photographie d'un micro-récit écrit et dessiné à la craie dans son contexte urbain, tirée du livre Ici de Gaëtan Dorémus

 

 

 

EN PISTE AVEC MATISSE !

En partenariat avec le musée départemental Matisse au Cateau-Cambrésis et dans la continuité de l'exposition présentée dernièrement au Palais des Beaux-Arts de Lille, l'inventaire propose exceptionnellement au prêt 20 planches du livre Jazz, issues d’une édition en fac-similé, publiée en 2013 par les Editions de la Martinière et confiée temporairement par le musée.

Présenté comme le livre de peintres le plus abouti, Jazz est la première œuvre complète conçue en papiers gouachés et découpés d'Henri Matisse. Commencé en 1942, le livre sera publié en 1947 grâce à la collaboration et l'obstination du critique d’art et éditeur Tériade, ami de l’artiste. Reprenant la même palette que pour ses peintures à l’huile, Matisse découpe dans le vif des aplats de couleur, faisant surgir simultanément la forme et la couleur ce qui lui permet de dépasser l’éternel conflit du dessin et de la couleur. Les 20 planches du livre, exécutées au pochoir d’après les collages et découpages de Matisse et accompagnées de ses réflexions manuscrites calligraphiées, offrent tout un répertoire de  formes spécifiques telles que les étoiles à points multiples, les feuilles, les algues aux profondes découpes qui reviendront comme un leitmotiv dans de nombreuses autres œuvres que Matisse déclinera tour à tour en tapisseries, vitraux, mosaïques, vêtements liturgiques…
Ce livre est un témoignage émouvant de ses pensées, Matisse y dévoile le monde de la piste et du music-hall, les souvenirs de ses voyages, ses idées sur le dessin, Dieu, l’amour, le bonheur et sa quête de liberté qui aura guidé toute sa carrière. Le titre Jazz évoque cette liberté de création, l’éclat des accords et des couleurs et cette joie de vivre qu’il affectionne, comme un rempart à la seconde guerre mondiale, période où s’est élaboré le livre. Jazz rend aussi un hommage aux soldats américains qui ont apporté la liberté et cette musique. L’invention des papiers gouachés découpés est l’aboutissement de toute une vie de travail. En explorant les multiples possibilités offertes par la composition, les formes et les couleurs, Matisse révolutionne le monde de l’art.

Visuel ci-dessus : Icare, planche N° VIII du livre illustré Jazz conçu par Henri Matisse, publié en 1947 par Tériade éditeur. La présente reproduction est issue d’une édition en fac-similé publiée en 2013 par les Editions de la Martinière. © Succession H. Matisse

L'exposition " En piste avec Matisse " était visible du dimanche 10 février au mardi 5 mars 2019.

A l’occasion de cet hommage, le dimanche 10 février 2019, l’inventaire avait choisi de mettre en lumière deux artistes de la collection, pour lesquels les œuvres de Matisse ont eu une résonnance particulière dans leur pratique.

- Rencontre avec les artistes, Bernard Bouton et Jean-Charles Farey,  pour un échange autour de leurs œuvres en écho au travail de Matisse.

- Atelier « papiers gouachés découpés » pour parents et enfants (à partir de 5 ans) avec Jean-Charles Farey. Accès libre sans inscription, sous réserve de s’acquitter d’un droit de participation de 1€ annuel pour les personnes qui ne sont pas adhérentes à l’artothèque.

 

Rencontre avec Bernard Bouton

« Bien que jouant dans les arènes de Cimiez à Nice non loin de l’hôtel Regina où résidait Henri Matisse, ce nom n’évoquait rien pour le collégien que j’étais jusqu’au jour où l’on me fit visiter la chapelle du Rosaire à Vence conçue par Matisse.
Je fus ébloui et enchanté. Mon coeur de jeune garçon ressenti une sorte de révélation : c’est ce que je veux faire ! Devenir comme lui un artiste et m’exprimer sur différents supports avec différentes techniques !
Cette rencontre avec les œuvres de Matisse marque le début de ma vocation. Après cette visite, j'ai commencé à faire au pinceau et à l’encre de Chine des « petits Matisse ».
Je me rends compte dans ma démarche artistique de ce que je dois à cet artiste : l’habitude de travailler d’après modèle, le trait noir, la couleur pure, la découpe et le collage que l’on peut retrouver notamment dans mes livres/objets, que j'aurai l'occasion de présenter à l'inventaire. » 
Bernard Bouton

 

 

Rencontre avec Jean-Charles Farey

« Quand j'ai découvert Matisse, c'était avec ses peintures des années 1904-2017. Les variations lumineuses aux formes simples m'ont fasciné. Les motifs quotidiens - légumes et fruits en tête, mais aussi arabesques textiles et souvenirs des Suds - sont pris eux aussi par une danse qui invite à voyager dans les images.
Apprendre avec Matisse à poser un citron sur un coin de nappe pour les observer jouer ensemble, c'est découvrir comment être à la fois présent et ailleurs ».
Jean-Charles Farey

 

 

 

 

 

 

 

 

EXPOSITION PULVERE PALMA

Dans son travail qui mêle dessins, photographies, installations et films d’animation, Jérôme Progin affectionne la suie et tout autre élément dérivé du feu et de la calcination pour construire des images, des empreintes mentales, des masques du réel. C'est avec minutie et habileté qu'il se sert du potentiel à la fois graphique et symbolique de cette matière noire, par nature éphémère et fragile. Son caractère aléatoire l’ouvre vers d’autres champs d’expérimentation plastique.  Certains objets, tels que tables, outils, assiettes, allumettes, arbres, etc. deviennent ainsi des supports de projection ou de réalisation de dessins dans lesquels le motif se mêle aux figures représentées.

Son univers visuel prend souvent naissance dans des souvenirs réels ou fantasmés, une histoire opaque à reconquérir qui tente de s’inscrire dans un présent incertain et indeterminé.

Bienvenue Dimanche 9 décembre 2018 de 14h30 à 19h pour découvrir l’univers de l’artiste et profiter de sa présence de 15h00 à 17h00.

Exposition visible également  le dimanche 13 janvier 2019 de 14h30 à 19h et tous les mardis jusqu'au 29 janvier 2019 de 16h à 20h. (à l'exception des mardis 25 décembre 2018 et 1er janvier 2019)

Entrée libre au 144 rue Faidherbe – 59260 Hellemmes

Visuel ci-dessus : Jérôme Progin, Forêt II, dessin au noir de fumée, 2011

 

 

 

 

DANS TA PEAU

Dans un aller/retour quotidien entre l’hôpital d’Argentan et à la Maison de la dentelle, les photographies et gravures de Marie-Noëlle Deverre établissent des passerelles entre les corps soignés et les délicats ouvrages conservées au musée. Ce travail a fait l’objet d’une exposition intitulée À col ouvert, présentée à l’Hôpital puis à la Maison des dentelles d’Argentan en 2017.

Fascinée par tout ce qui rappelle les mues, les carapaces et les coquilles, l’artiste explore les relations du corps à l’enveloppe en proposant au public  (patients, soignants et visiteurs) de se parer de sculptures-portables réalisées en gaze de métal cousu et cure-pipe.  Dans ce même esprit, qui fait la part belle au jeu et à l’interaction, elle invite le public (collectionneur ou emprunteur) à venir s'emparer de morceaux d'estampes pour constituer un puzzle aléatoire.

Formée aux Beaux-Arts de Caen et aux Université de Valenciennes et Rennes, La démarche artistique de Marie-Noëlle Deverre s’exprime au travers de multiples médiums : dessins, gravures, installations, performances, sculptures textiles... L’artiste se plait également à collaborer avec de nombreuses disciplines telles que la danse, la musique et la vidéo.

Exposition visible à compter du dimanche 11 novembre 2018 de 14h30 à 19h puis en fonction des oeuvres empruntées jusqu'au mardi 4 décembre 2018 !

Dimanche 11 novembre 2018 de 14h30 à 16h30, Marie-Noëlle Deverre sera présente à l’artothèque pour rencontrer les visiteurs et partager sa démarche.

Entrée libre au 144 rue Faidherbe – 59260 Hellemmes

Ci-dessus : Marie-Noëlle Deverre, Dans ta peau 1, photographie, 2017

 

 

 

 

 

 

 

PORTES OUVERTES DES ATELIERS D'ARTISTES

Dimanche 14 octobre 2018, à l’occasion des portes ouvertes des ateliers d’artistes organisées par le département du Nord, l'inventaire met à l'honneur le travail de Myriam Héquet et Danka Hojcusova, deux artistes actuellement invitées en résidence de création à Hellemmes.

Délicates et poétiques, les œuvres de ces deux plasticiennes, explorent la notion de volume. Le travail de Myriam Héquet s’articule largement autour de l’idée de réseau. Assembler et connecter divers matériaux (métal, papier, céramique, résine,  végétaux…) lui permet d’imaginer de nouvelles relations entre des espaces, qu’ils soient urbains ou végétaux. De son côté, Danka, de formation photographe, recourt actuellement au pliage et au découpage pour donner du relief à ses images afin d’explorer de nouvelles perceptions de l’espace.

Réunies, depuis le printemps dernier, au sein de la résidence de création participative Correspondances, les artistes investissent l’inventaire pour vous présenter leurs univers et recherches en cours, mais aussi leurs regards sur les quartiers explorés en interaction avec les habitants.

Bienvenue pour découvrir leur travail, échanger avec elles et participer à deux ateliers familiaux* pour petits et grands, Dimanche 14 octobre de 15h30 à 17h30 :

  • A partir de formes colorées et prolifères imaginées avec Myriam Héquet, participez à la réalisation d’une sculpture/réseau collective.
  • Autour des photographies des quartiers, réalisées par Danka Hojcusova et les habitants, composez une nouvelle carte du territoire  au moyen de transferts d’images sur toile.

*Ateliers gratuits, sans inscription, à partir de 6 ans accompagnés des parents

 

 

 

 

A SUIVRE

Patrick Drut est un artiste lillois spécialisé dans la peinture et le dessin. Il travaille à partir d’images préexistantes, qu’il recrée, transforme, réinvente  au gré de ses recherches et créations. Avec sa série de peintures Etudes pour « En reconnaissance »,  il utilise des personnages déjà présents dans ses œuvres précédentes, et les met en scène autour d’une étrange forme géométrique : ils tournent autour pour en découvrir la signification : Quelle est-elle ? A quoi sert-elle… ?  

Les œuvres de cette série réunissent questionnement philosophique et création artistique (deux disciplines que l’artiste affectionne et a, par ailleurs, longuement étudiées). Ses peintures expriment ainsi ses interrogations, comme elles en créent de nouvelles. L'artiste s’est donné pour contrainte de chercher des réponses uniquement par le geste de création, sans passer par le cérébral et la réflexion.

Devant ces œuvres, un parallèle se fait entre la position du visiteur de l’exposition et les personnages peints : le temps semble s’arrêter, tous occupés qu’ils sont à s’interroger, imaginer, ou tout simplement contempler.

Exposition visible à compter du dimanche 16 septembre 2018 de 14h30 à 19h puis en fonction des oeuvres empruntées !

Dimanche 16 septembre de 16h à 18h, Patrick Drut sera présent à l’artothèque pour rencontrer les visiteurs et partager sa démarche.

Entrée libre au 144 rue Faidherbe – 59260 Hellemmes

Ci-dessus détail de l'oeuvre de Patrick Drut, En reconnaissance, huile, 2010

 

 

 

ORANGES ENCORE EN TETE

Invité en résidence de création à l’école d’art de douai, Jean-Charles Farey a fondé son travail de recherche artistique sur les jeux d’associations d’idées entre l’observation directe de l’environnement (élément végétaux, rivière, dessins d’élèves, restes de repas) et les souvenirs d’un moment ou d’une œuvre rencontrée (souvenirs d’enfance, citations ou évocations issues de livres...). L’école d’art de Douai se situant près de la sculpture monumentale Double spirale de Kondad Loder, l’artiste a eu le loisir de la contempler quotidiennement et de s’en inspirer.

Avec la récupération de matériaux glanés dans l’école d’art (peintures délaissées, dessins d’étude, vieux pinceaux ou panneaux de liège...), l’artiste a expérimenté de multiples approches plastiques pour nourrir son approche. Ses productions de petites céramiques (creuset ou barques...) sont issues de ses essais de moulage et sur-modelages de fruits.

L’artiste s’est aussi inspiré de lectures qui lui sont revenues en tête lors de la résidence. Il continue alors l'aventure du Temple du soleil de Hergé (on retrouve fugitivement les personnages de Tintin et Milou sur certaines de ses toiles) ou les réflexions du peintre Renoir : Je fais comme un petit bouchon jeté dans l'eau et emporté par le courant ! Je me laisse aller à peindre comme cela me vient !

Exposition visible à compter du dimanche 10 juin 2018 de 14h30 à 19h. Puis les mardis jusqu’au 17 juillet 2018 de 16h à 20h.

Dimanche 10 juin de 15h30 à 17h, Jean-Charles Farey sera présent à l’artothèque pour rencontrer les visiteurs et partager sa démarche.

Entrée libre au 144 rue Faidherbe – 59260 Hellemmes

Ci-dessus oeuvre de Jean-Charles Farey, Vue sur Loder 13-04-2018, acrylique et crayons gras sur toile délaisée, trouvée dans les réserves de l’école d’art de Douai, 2018

 

 



144, rue Faidherbe - 59260 Hellemmes
T. 03 20 04 88 12 - 06 63 95 46 70

Attention les visuels au sein de la collection ne sont pas libres de droit !